Information Epiciers sur COVID19

Communications de votre Fédération sur le Coronavirus

Mise à jour du 16 mars 2020

Nous faisons suite aux annonces du Premier Ministre de samedi soir qui a déclaré « jusqu’à nouvel ordre la fermeture de tous les lieux accueillant du public non indispensable à la vie du pays : cinémas, bars, discothèques. Tous les commerces sont fermés à l’exception des commerces essentiels : alimentation, pharmacies, banques, bureaux de tabac, essence, presse. Tous les services publics resteront bien sûr ouverts. Tous les transports urbains continueront de fonctionner ».

Nous vous transmettons l’arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19 pris en application de ces annonces.

L’article 1 liste les catégories d’établissements concernés par la fermeture :
« Afin de ralentir la propagation du virus covid-19, les établissements relevant des catégories mentionnées à l’article GN1 de l’arrêté du 25 juin 1980 susvisé figurant ci-après ne peuvent plus accueillir du public jusqu’au 15 avril 2020 :
– au titre de la catégorie L : Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple ;
– au titre de la catégorie M : Centres commerciaux ;
– au titre de la catégorie N : Restaurants et débits de boissons ;
– au titre de la catégorie P : Salles de danse et salles de jeux ;
– au titre de la catégorie S : Bibliothèques, centres de documentation ;
– au titre de la catégorie T : Salles d’expositions ;
– au titre de la catégorie X : Etablissements sportifs couverts ;
– au titre de la catégorie Y : Musées. »

Il précise que pour l’application du présent article, les restaurants et bars d’hôtels, à l’exception du « room service », sont regardés comme relevant de la catégorie N : Restaurants et débits de boissons. L’ensemble des établissements de cette catégorie sont en outre autorisés à maintenir leurs activités de vente à emporter et de livraison.

Une réunion téléphonique s’est tenue ce matin entre le Président et les 4 Vice-présidents de l’U2P.
L’Etat a d’ores et déjà pris des mesures d’urgence (cf nos précédents mails).

Nous avons d’ores et déjà alerté le Ministère de l’Economie notamment sur la nécessité d’assurer la continuité de la chaîne d’approvisionnement de nos entreprises et de travailler avec nous sur ce dossier. D’ailleurs, le Président de la CGAD a participé dimanche matin à une conférence téléphonique avec l’ensemble des représentants de la chaîne alimentaire (Marchés de gros, ANIA, Coop de France, Distributeurs) orchestrée par Bruno LE MAIRE en présence de Didier GUILLAUME et Muriel PENICAUD.

A cette occasion, il a été précisé que l’approvisionnement en produits alimentaires était assuré. Un certain nombre de sujets ont été partagés entre les acteurs : disponibilité des moyens de protection (gel, masques), organisation de la logistique et notamment des livraisons, organisation du travail (assouplissement du travail de nuit pour permettre les livraisons, …), développement des bonnes pratiques dans les commerces (marquage au sol, …), ….

Au nom de la CGAD et de tous les commerces de détail alimentaires indépendants, il a été demandé :
• que les interventions de Bruno LE MAIRE intègre l’ensemble des acteurs et spécifiquement le commerce de détail et pas seulement la grande distribution,
• que des messages clairs soient transmis aux préfets et maires afin que les marchés, qui sont clairement autorisés à ce jour, se tiennent sans difficulté,
• que des échanges spécifiques aient lieu afin de veiller à ce que la chaîne logistique du fabricant/producteur à nos entreprises en passant par les grossistes fonctionne parfaitement. Cette chaîne n’étant pas la même que celle qui « alimente » les grandes surfaces, il convient que des échanges spécifiques aient lieu avec ses acteurs et le ministère pour la sécuriser et l’adapter le cas échéant.
Deux fois par jour, un point téléphonique aura lieu avec les acteurs de la filière.

Nous vous transmettrons l’ensemble des informations.

Merci de nous faire part de vos problématiques et questions au fil de l’eau à mlmestrallet@epiciersdefrance.org .

Il est aussi important que nos entreprises fassent preuve d’exemplarité en matière de bonnes pratiques.
Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

Mise à jour du 10 mars 2020

Le Gouvernement a mis en place des mesures d’accompagnement pour les entreprises impactées économiquement par le CORONAVIRUS-COVID 19, à l’issue de la réunion de la cellule économique du 9 mars dernier.

Ces mesures sont les suivantes :

  1. Des délais de paiement d’échéances sociales et/ou fiscales (URSSAF, impôts) ;
  2. Dans les situations les plus difficiles, des remises d’impôts directs pouvant être décidées dans le cadre d’un examen individualisé des demandes ;
  3. Un soutien de l’État et de la Banque de France (médiation du crédit) pour négocier avec sa banque un rééchelonnement des crédits bancaires ;
  4. La mobilisation de Bpifrance pour garantir des lignes de trésorerie bancaires dont les entreprises pourraient avoir besoin à cause de l’épidémie ;
  5. Le maintien de l’emploi dans les entreprises par le dispositif de chômage partiel simplifié et renforcé ;
  6. L’appui au traitement d’un conflit avec des clients ou fournisseurs par le Médiateur des entreprises ;
  7. La reconnaissance par l’État du Coronavirus comme un cas de force majeure pour ses marchés publics. En conséquence, pour tous les marchés publics d’État, les pénalités de retards ne seront pas appliquées.

En complément du chômage partiel, Muriel PENICAUD a par ailleurs annoncé une mobilisation plus forte du Fonds National de l’Emploi- Formation qui permet à une entreprise d’envoyer ses salariés en formation en lieu et place d’une activité partielle.

Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-dessous les mesures ainsi que les différents contacts.

Activité entreprise impactée par le coronavirus

Mise à jour du 6 mars 2020

COMMUNICATION DE LA CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DE L’ALIMENTATION EN DÉTAIL

Coronavirus COVID 19 : Impossible pour les entreprises alimentaires de proximité de supporter de nouvelles pertes d’activité !

Alors que nous passerons très certainement et très prochainement au déclenchement du stade 3 de l’épidémie de Coronavirus, l’ensemble des entreprises de l’artisanat, du commerce alimentaire de proximité et de l’hôtellerie restauration représentées au sein de la CGAD alerte les pouvoirs publics et demande à tous de ne pas céder à la psychose.

Ayant subi successivement les effets du mouvement des gilets jaunes, de la grève contre la réforme des retraites, les entreprises de l’artisanat, du commerce alimentaire de proximité et de l’hôtellerie restauration représentées au sein de la CGAD sont particulièrement inquiètes des conséquences économiques d’une nouvelle crise dont certaines ne pourront se relever !

Elles soutiennent les actions mises en place par le Gouvernement afin de lutter contre l’épidémie et soulignent l’importance de la transparence. En revanche, elles estiment qu’il est urgent de ne pas céder à la psychose et appellent l’ensemble des acteurs à agir pour canaliser les peurs.

Elles demandent que les mesures qui seront déployées dans les prochains jours soient mesurées afin qu’elles ne mettent pas à mal l’activité des entreprises. En la matière, un arrêt des transports en commun, des fermetures d’établissement excessives, … conduiraient un nombre important d’entreprises à la rupture.

En outre, elles souhaitent que les mesures prises localement soient cohérentes et justes. Comment ainsi expliquer qu’un marché soit interdit alors que l’activité des établissements alentours concentrant également une forte clientèle ne le soit pas !

Il est également essentiel que le Gouvernement multiplie les mesures de soutien aux entreprises. Pour les entreprises les plus en difficulté, et notamment celles fragilisées par l’annulation d’événements, la baisse du tourisme, … les reports de charge ne suffiront pas.

Il est impératif de mettre en place un plan permettant, au cas par cas, d’exonérer de charges et d’apporter un soutien financier aux entreprises.

Article initial du 5 mars 2020

Depuis Janvier 2020, le Coronavirus COVID-19 circule activement en France. Selon Santé Publique France, 280 cas ont été confirmé en France dont 4 décès. 13 régions Françaises sont concernées.

Il est probable que ce coronavirus soit similaire aux autres coronavirus humains, qui sont généralement transmis lors de contacts étroits par l’inhalation de gouttelettes infectieuses émises lors d’éternuements ou de toux par le patient ou après un contact avec des surfaces fraîchement contaminées par ces secrétions. Les coronavirus survivent quelques heures dans le milieu extérieur, sur des surfaces inertes sèches. En milieu aqueux, ces virus peuvent survivre plusieurs jours.

La durée d’incubation du nouveau coronavirus, c’est-à-dire le délai entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes, est d’environ 3 à 7 jours. Les symptômes décrits évoquent principalement une infection respiratoire aiguë (fièvre, toux, essoufflement), mais des difficultés respiratoires et des complications pulmonaires de type pneumonie sont également décrites, ainsi que des formes plus sévères. Des symptômes digestifs et oculaires (conjonctivite) ont également été observés chez certains cas confirmés.

Dans ce contexte, il convient donc de renforcer toutes les bonnes pratiques d’hygiène mises en place dans votre entreprise, principalement le lavage des mains, la propreté de la tenue professionnelle ainsi que le nettoyage et la désinfection du matériel et des locaux. N’oubliez pas d’informer votre personnel, afin qu’il vous signale tout signe de maladie infectieuse. Vous pouvez télécharger l’affiche officielle suivante coronavirus_gestes_barierre_spf.

Vous trouverez les points de situation sur le site internet de Santé Publique France, ici.

Au même titre que d’autres épidémies passées, le coronavirus COVID-19 impacte l’activité des entreprises, par exemple avec la diminution des effectifs, l’indisponibilité du chef d’entreprise ou les difficultés d’approvisionnement.

Le réseau des URSSAF tiendra compte de l’impact de l’épidémie sur l’activité de certaines entreprises. Ainsi, les employeurs ou travailleurs indépendants ayant subi une perturbation majeure de leur activité sont invités à se rapprocher de l’URSSAF afin que la solution la plus adaptée soit trouvée. Ces demandes seront traitées de manière prioritaire par l’organisme. L’appui du réseau des URSSAF aux entreprises en difficulté se traduira notamment par l’octroi de délais (échelonnement de paiements) et la remise des majorations et pénalités de retard sur les périodes ciblées.

En ce qui concerne les arrêts maladies, il est à noter que, conformément aux termes du décret du 31 janvier 2020 paru au Journal officiel le 1er février 2020 et en vigueur pour une durée de deux mois, et afin de limiter la propagation de l’épidémie, les assurés au régime de sécurité sociale français qui font l’objet d’une mesure d’isolement, d’éviction ou de maintien à domicile et se trouvent dans l’impossibilité de travailler, pourront bénéficier des indemnités journalières de la Sécurité sociale. Cette mesure concerne aussi bien les salariés que les travailleurs indépendants. À titre dérogatoire, ces indemnités leur seront versées sans délai de carence et pour une durée maximum portée à 20 jours.

Vous retrouverez différentes informations à destination des salariés et des entreprises, et sur le site du Ministère du Travail, ici.

Pour toutes interrogations à ce sujet, n’hésitez pas à nous contacter afin que l’on vous accompagne dans vos démarches. Vous pouvez contacter à la Fédération au 01 55 43 31 75.

Une plateforme téléphonique d’information a également été mise en place au 0800 130 000 (appel gratuit).

En fonction de l’évolution de la situation, nous vous transmettrons d’autres éléments à ce sujet.